Le transport universitaire entre dans une nouvelle phase dans les universités publiques du Bénin. La cérémonie officielle de lancement s’est tenue ce dimanche 20 septembre 2026, en présence des membres du gouvernement, des responsables universitaires et des responsables de La Poste. Celle-ci, chargée de l’exploitation du service, annonce un encadrement renforcé des trajets, tandis que les autorités invitent tous les acteurs à préserver le dispositif.
C’est un ouf de soulagement dans les universités publiques du Bénin. Le lancement du transport universitaire est devenu une réalité ce dimanche. Au total, 63 bus doivent être déployés pour desservir les différents centres universitaires publics, notamment l’UAC (35 bus), l’Université de Parakou (8 bus), l’Université nationale d’agriculture (10 bus) et l’Université nationale d’Abomey (10 bus). Le dispositif, présenté comme une réponse aux difficultés quotidiennes de mobilité des étudiants, repose notamment sur de nouvelles lignes, un système de billetterie et un encadrement spécifique des trajets.
La mise en place de ce service intervient après plusieurs années de préparation. Selon les explications de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Sèdami Fagla, le projet remonte à 2018 et a connu une accélération particulière à partir de mai 2026. L’objectif affiché est d’améliorer les conditions d’études des étudiants. Dans les différentes interventions, les mêmes réalités reviennent : longues distances, dépenses de transport, attentes au bord des routes, retards et fatigue avant même le début des cours. Le gouvernement entend ainsi, à travers ce lancement, apporter une réponse à ces difficultés qui affectent une partie des étudiants. « La réussite académique ne se joue pas seulement dans les amphithéâtres, mais aussi sur les chemins qui y conduisent », a résumé la ministre de l’Enseignement supérieur. Une manière de présenter le transport universitaire comme un élément du dispositif d’accompagnement social des étudiants.
Pour le représentant des étudiants, le transport universitaire n’est pas seulement un moyen de déplacement. Il doit permettre de gagner du temps, de réduire les dépenses liées au transport et d’améliorer les conditions de sécurité et de confort. S’il y a un aspect qui tient particulièrement à cœur à tous les acteurs présents, c’est bien la gestion et la pérennisation du service dans le temps. Dans ce cadre, tous les intervenants ont appelé les étudiants à considérer les bus comme un bien commun et à contribuer à leur préservation. Les organisations estudiantines se sont engagées, pour leur part, à sensibiliser les usagers au bon usage du service et à faire remonter les difficultés constatées sur le terrain.
Les dispositifs de gestion et de sécurité mis en place
L’exploitation du service a été confiée à La Poste SA. Chaque bus fonctionnera avec un équipage composé d’un chauffeur et d’un contrôleur. Les chauffeurs ont été recrutés et formés à la conduite des véhicules, tandis que les contrôleurs auront notamment pour missions d’accueillir les passagers, de valider les passes, de veiller au maintien de l’ordre à bord et de faire remonter les incidents constatés pendant les trajets.
La sécurité constitue l’un des principaux axes mis en avant par l’exploitant. La vitesse maximale des bus est fixée à 40 km/h. Des dispositifs de géolocalisation sont également installés dans les véhicules afin de suivre leurs déplacements et de contrôler notamment le respect de cette limitation. Un système de suivi en temps réel doit également permettre aux équipes chargées de la supervision de connaître la position des bus et les conditions de chaque trajet.
Le nombre de passagers sera par ailleurs limité dans chaque véhicule. Cette disposition est présentée comme une mesure de sécurité destinée à éviter la surcharge et ses conséquences en cas de freinage brusque ou d’incident. La Poste appelle enfin les étudiants à respecter les horaires et les points d’arrêt, à présenter systématiquement leur passe et à accorder la priorité aux personnes à mobilité réduite.
David Aguida (Stag)

