L’Association des Femmes Diplômées des Universités – Bénin (AFDUB) a organisé, ce samedi 26 septembre 2026, une journée interactive du projet « Campus sans VBG » à la salle de conférence de l’EPAC, à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Présentation du projet, panel et activité pratique ont marqué cette rencontre consacrée à la prévention des violences basées sur le genre (VBG) en milieu universitaire.
Financé par Women Graduates – USA et mis en œuvre avec Women Empowered-ONG, le projet vise à contribuer à un environnement sûr, digne et uni à l’UAC, afin de permettre aux étudiantes d’évoluer dans leurs études sans peur ni abus.
Dans son allocution, Fanny Fanou-Ako, présidente de l’AFDUB, a rappelé que l’université doit être un cadre propice à l’apprentissage et à l’épanouissement. Elle a toutefois relevé que certains étudiants sont confrontés à des situations de harcèlement, d’abus d’autorité ou encore de cyberharcèlement. L’association entend ainsi agir à travers la formation, la sensibilisation et la mise en place de leviers durables pour déconstruire les tabous autour des VBG.
Pour sa part, Filémon Tokponnon, enseignant-chercheur à l’EPAC, a salué l’initiative de l’AFDUB et encouragé les participants à s’impliquer davantage dans les actions visant à améliorer leur environnement universitaire.
Mieux comprendre le projet « Campus sans VBG »
La coordonnatrice du projet, Liliane Raulique Koundo, a présenté les objectifs et les principales actions de l’initiative. Le projet vise notamment à renforcer le plaidoyer étudiant et la redevabilité institutionnelle au Bénin.
Selon elle, une étude de terrain menée au démarrage du projet a permis de mieux cerner les réalités vécues par les étudiants. Ces résultats ont conduit à mettre en place des actions destinées à mieux les informer sur les VBG et les moyens de se protéger.
La coordinatrice a également insisté sur le rôle des pairs éducateurs formés dans le cadre du projet. Sur le campus, ces derniers mènent des activités de sensibilisation auprès des étudiants afin de les informer, de prévenir les situations de VBG et de les orienter au besoin vers les mécanismes appropriés.
Un panel autour des moyens de prévention et de protection
La journée s’est poursuivie avec un panel sur le thème « Comprendre les VBG pour mieux se protéger : reprendre le contrôle face aux abus de pouvoir sur le campus ». Christelle Avodaho, juriste, Grâce Tokinsi, psychologue, et Christelle Koffi, représentante du Réseau des féministes du Bénin, ont échangé avec les participants sur les différentes formes de VBG, leurs mécanismes, ainsi que les moyens de prévention et de protection en milieu universitaire.
Une activité pratique pour déconstruire les idées reçues
Les pairs éducateurs ont ensuite animé une activité intitulée « Démêlons le vrai du faux : je me positionne, je comprends, j’agis ». Les participants ont été invités à se prononcer sur différentes affirmations liées aux VBG en indiquant si elles étaient vraies, fausses ou discutables.
L’exercice a favorisé les échanges et permis de déconstruire certaines idées reçues sur les violences basées sur le genre.
La journée s’est achevée dans une ambiance conviviale autour d’un cocktail.
Elisabeth Sovi (Stag)


