Le sélectionneur des Guépards du Bénin, Gernot Rohr, a dévoilé ce samedi 31 octobre 2026 sa liste de 25 joueurs pour les 3e et 4e journées des éliminatoires de la CAN 2027. Le Bénin affronte la République centrafricaine en double confrontation les 12 et 16 novembre 2026.
Cette sélection des Guépards pour les éliminatoires CAN 2027 est marquée par une première historique et deux retours importants. À seulement 16 ans, Parfait Faton, capitaine des Guépards U-17, intègre pour la première fois l’équipe nationale A. Il devient ainsi l’un des plus jeunes joueurs convoqués en équipe senior du Bénin.
Mariano Ahouangbo et Romaric Amoussou effectuent également leur retour dans le groupe. Absents lors du dernier rassemblement, les deux milieux de terrain apportent leur expérience à l’entrejeu béninois. Après 4 points pris sur 6 possibles lors des deux premières journées, le Bénin occupe une bonne position et vise une qualification directe pour la CAN 2027.
Liste complète des 25 Guépards convoqués par Gernot Rohr
Gernot Rohr garde son ossature habituelle avec 3 gardiens, 8 défenseurs, 8 milieux et 6 attaquants. Les cadres comme Marcel Dandjinou, Saturnin Allagbé, Mohamed Tijani, Sessi D’Almeida, Junior Olaïtan et Jodel Dossou sont toujours présents. En revanche, Steve Mounié ne figure pas dans cette liste des éliminatoires CAN 2027.
Programme des matchs Bénin vs Centrafrique – Éliminatoires CAN 2027
Le match aller se disputera au stade Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan le mercredi 12 novembre 2026. Le match retour aura lieu au stade de Japoma à Douala le dimanche 16 novembre 2026. Avec cette liste rajeunie et renforcée, Gernot Rohr mise sur un mélange d’expérience et de jeunesse pour décrocher les 6 points face à la Centrafrique et se rapprocher de la qualification à la CAN 2027.
Il s’appelle Nevada. Âgé de trois ans, il fait parler de lui bien au-delà des terrains de football pour enfants aux États-Unis. La police l’a retiré du terrain de jeu à la suite des plaintes des parents d’autres enfants. Depuis l’incident, le petit garçon, devenu célèbre, bénéficie d’un élan de solidarité à travers toute l’Amérique.
C’est incroyable mais vrai. « Ils ont vraiment appelé la police pour un gamin de trois ans parce qu’il jouait trop bien au ballon », a affirmé le père de Nevada dans une vidéo. D’après les témoignages de la famille, les responsables ont exclu son fils du tournoi de la ligue i9 Sports. Ils lui reprochent sa domination sur le terrain. Dans les vidéos publiées sur les réseaux sociaux, on voit l’enfant dribbler avec aisance des adversaires plus âgés et enchaîner les buts. Pour sa mère, c’est justement ce qui aurait fait de son fils une cible tout au long de la saison.
Elle affirme que plusieurs parents se plaignaient de sa domination sur le terrain et qu’on lui aurait demandé de limiter son temps de jeu. Lorsqu’elle a refusé de le retirer, un responsable de la ligue i9 Sports a appelé les forces de l’ordre en évoquant une altercation avec les parents du jeune joueur.
Deux versions d’un même incident
Le responsable de la ligue présente une autre version des faits. Selon lui, les parents de Nevada se seraient montrés trop insistants après le remplacement de l’enfant en cours de jeu. Il reconnaissait que le garçon était très avancé pour son âge, mais lui reprochait également de pousser parfois d’autres joueurs.
La famille conteste cette description de l’incident. Martasia Griffin, la mère de Nevada, affirme qu’elle et le père de l’enfant restaient à l’écart des autres spectateurs. Elle explique qu’elle cherchait simplement à comprendre pourquoi son fils avait été remplacé alors qu’il souhaitait continuer à jouer.
La police de Winter Park a indiqué qu’elle était intervenue à la suite d’un différend entre les parents et un responsable de la ligue. Elle a présenté l’affaire comme un conflit civil, et non comme une infraction pénale. Aucune arrestation n’a eu lieu et la famille n’a pas été contrainte de quitter le parc.
L’affaire a rapidement pris une autre dimension lorsque les vidéos diffusées par la famille sont devenues virales sur les réseaux sociaux. Nevada s’est ainsi retrouvé au centre d’une controverse qui dépasse désormais le cadre de son club. De son côté, i9 Sports a indiqué examiner l’incident et prendre au sérieux le respect et le bien-être des enfants et de leurs familles. En attendant, l’histoire du jeune joueur continue d’alimenter les débats.
L’association “AVerCion Aversion” souhaite renforcer les connaissances des béninois sur l’accident vasculaire cérébral (AVC), du 25 octobre au 1er novembre 2026. L’initiative, portée par le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB), Hervé Prudence Hessou, mise sur l’information pour prévenir la maladie et apprendre à reconnaître ses signes d’alerte.
Chaque année, l’AVC touche 15 millions de personnes dans le monde et environ 6 millions en meurent, selon les données de l’OMS. Pourtant, une reconnaissance rapide de ses signes et une prise en charge précoce pourraient influencer le pronostic. C’est pourquoi l’association AVerCion Aversion s’est donné pour mission de combattre le fléau à travers des campagnes de sensibilisation et d’accompagnement.
Son président, Hervé Prudence Hessou, est lui-même victime d’un AVC. Pour lui, l’information reste un levier essentiel face à une maladie dont les signes et les risques demeurent moins connus du grand public. « Il faut forcément communiquer et informer les gens sur l’AVC. On croit le connaître, mais il reste loin de nos connaissances : chacun doit savoir quoi faire quand il le faut », explique-t-il. L’association veut donc faire connaître les signes d’alerte, les facteurs de risque et les bons réflexes à adopter.
Un programme sur huit jours
Du 25 octobre au 1er novembre, les acteurs envisagent de publier chaque jour une affiche ou une fiche sur un thème précis. La campagne aborde notamment la reconnaissance des signes au niveau du visage, des bras et dans la parole. En ce qui concerne les facteurs de risques, il sera question d’hypertension artérielle, du diabète, du tabagisme, de la consommation d’alcool et de la sédentarité.
Le principal rendez-vous est prévu pour le samedi 31 octobre à 10 heures, à la Maison des médias Thomas Mégnanssan, à Gbèdjromèdé. Baptisée « Dialogue Cerveau & Voix », cette rencontre réunira des victimes d’AVC, des journalistes, des communicants, des médecins, des orthophonistes et des kinésithérapeutes. Les échanges porteront sur la prévention, l’information du public et le rôle des médias dans la diffusion des bons réflexes. Le dimanche 1er novembre sera consacré au bilan de la campagne et aux remerciements.
Le doyen de la Faculté de droit et de science politique (FADESP) de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) annonce l’ouverture des candidatures pour une admission en première année de licence au titre de l’année académique 2026-2027. L’annonce a été faite dans un communiqué en date du 21 octobre 2026.
Le dépôt des dossiers a démarré le mercredi 21 octobre et prendra fin le lundi 9 novembre 2026. Sont concernés les titulaires du baccalauréat des séries A, B, C, D et G obtenu en 2024 ou en 2025, ainsi que les détenteurs de diplômes équivalents obtenus depuis moins de trois ans.
Le dossier de candidature comprend une demande manuscrite adressée au doyen de la faculté, une copie légalisée de l’extrait d’acte de naissance sécurisé et les relevés de notes ou l’attestation de réussite légalisés du baccalauréat ou du diplôme équivalent. Les anciens étudiants doivent également fournir leur fiche de validation de l’année précédente.
À ces pièces s’ajoute la quittance originale attestant du paiement des frais d’étude de dossier, fixés à 2 000 francs CFA. Le paiement doit être effectué sur le compte de la faculté auprès du Trésor public. Les dossiers doivent être déposés au Service de la scolarité, de la formation initiale et des stages, situé dans le bloc administratif « Doyen Robert Dossou » de la FADESP.
Par ailleurs, les candidats à la formation continue titulaires du certificat de capacité en droit doivent justifier d’une moyenne minimale de 12/20 pour être éligible.
Hier, lundi 26 octobre 2026, au London Palladium de Londres, Harry Kane a été élu Ballon d’Or 2026. Au-delà de cette distinction mondiale, l’attaquant anglais réalise indirectement plusieurs exploits qui méritent attention.
Harry Kane n’a pas seulement remporté le Ballon d’Or 2026. Au regard de l’histoire du football, il devient d’abord le deuxième joueur anglais à remporter le trophée depuis Michael Owen en 2001, soit 25 ans après. Michael Owen, alors attaquant de Liverpool, était le dernier Anglais à l’avoir soulevé. À 33 ans, Harry Kane, capitaine du Bayern Munich et de l’équipe d’Angleterre, a devancé Lamine Yamal du FC Barcelone et Kylian Mbappé du Real Madrid, au terme de l’une des courses les plus indécises de l’histoire récente du trophée.
Le deuxième exploit qu’il réalise s’inscrit dans l’histoire de son club, le Bayern Munich. En effet, après 1981, le club bavarois a connu une longue disette de 45 ans sans Ballon d’Or, malgré plusieurs places d’honneur marquantes. Entre 1970 et 1981, le club comptait quatre lauréats allemands du trophée. Harry Kane devient ainsi le premier Anglais à ramener le trophée à Munich après 45 ans d’attente. Grâce à lui, le Bayern porte son total à cinq Ballons d’Or et grimpe au cinquième rang des clubs les plus récompensés de l’histoire, derrière le FC Barcelone avec 15 trophées, le Real Madrid avec 12, la Juventus avec 9 et l’AC Milan avec 8.
Il faut rappeler que même s’il n’a soulevé ni la Ligue des champions, ni la Coupe du monde 2026, ses chiffres individuels ont fait la différence. L’attaquant a inscrit 73 buts et délivré 8 passes décisives en 65 matchs, toutes compétitions confondues, pour le club et la sélection, dont 61 buts sous le maillot du Bayern Munich, champion d’Allemagne. Troisième du Mondial 2026 avec les Three Lions et meilleur buteur d’Europe, il a également reçu dans la soirée le Trophée Gerd Müller, qui récompense le meilleur buteur de la saison.
« C’est le fruit de toute une carrière. J’ai connu des moments difficiles, mais je n’ai jamais cessé de croire », a déclaré Kane, visiblement ému, au moment de recevoir le trophée des mains du dernier lauréat, Ousmane Dembélé.
Les autres distinctions du Ballon d’Or 2026
Chez les femmes, c’est l’Espagnole Alexia Putellas qui a remporté son troisième Ballon d’Or féminin, après 2021 et 2022. Arrivée cet été aux London City Lionesses, elle avait conduit le FC Barcelone vers un quadruplé historique, avec 26 buts et 15 passes décisives.
Le Paris Saint-Germain a été élu Club de l’année chez les hommes, pour la deuxième année consécutive, après son doublé en Ligue des champions, tandis que le FC Barcelone a reçu le même prix chez les femmes.Le Prix Socrates, qui récompense l’engagement humanitaire, a été attribué à Bukayo Saka pour son action avec l’association BigShoe en Afrique.
Le club de basketball The Braves ouvre ses portes aux nouveaux talents de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) jusqu’au 22 octobre 2026. Les inscriptions sont gratuites et trois niveaux s’offrent aux candidats des critères bien définis pour postuler.
C’est une opportunité de formation pratique pour étudiants passionnés de basketball. Le club de basketball The Braves appelle les étudiants à obtenir des bourses de formation spécifique au basket. Les inscriptions, gratuites, sont ouvertes du depuis le 8 octobre. Elles se terminent le 22 octobre 2026.
L’initiative vise à détecter de nouveaux talents et à renforcer les compétences des passionnés, à travers trois programmes : initiation, perfectionnement et découverte. Pour candidater, il faut être disponible et libre de tout engagement envers un autre club. Les candidats doivent avoir au moins 15 ans et mesurer au minimum 1,70 m pour les femmes et 1,80 m pour les hommes. Les candidatures peuvent être envoyer via WhatsApp en cliquant sur le lien ci-joint.
L’Université d’Abomey-Calavi (UAC) change de visage. Bien avant la rentrée universitaire 2026-2027, l’administration a engagé des travaux de rénovation et de remise en état dans plusieurs amphithéâtres afin d’améliorer les conditions d’apprentissage des étudiants. Si ces aménagements apportent un nouveau souffle aux infrastructures, certaines difficultés persistent.
Nouvelle peinture, tables-bancs et sièges remplacés, brasseurs d’air et installations électriques remis en état : c’est le nouveau visage qu’affichent les infrastructures de l’UAC après les travaux engagés pour améliorer le cadre d’apprentissage. Pour les usagers qui ont connu leur état antérieur, la différence est difficile à ignorer.
Étudiante en deuxième année de Licence en Histoire et Archéologie, Banon Mémévo Vérité constate une nette amélioration, notamment à l’amphithéâtre Amoussouga. « Par rapport à l’année dernière, j’ai remarqué beaucoup de changements. Ils ont renouvelé la peinture et changé les brasseurs ainsi que les lampes. Les prises et même les chaises ont été changées », témoigne-t-elle.
Pour elle, cette initiative est à saluer. Elle prouve que « le gouvernement actuel écoute les étudiants et tient à résoudre un certain nombre de problèmes auxquels nous sommes confrontés depuis des années ».Même constat chez Béni Kpétchékou, étudiant à la Faculté des Sciences Humaines et Sociales (FASHS).
Il apprécie notamment le remplacement des sièges défectueux, qui permet désormais de s’asseoir dans de meilleures conditions. Il relève aussi l’amélioration de l’éclairage et de l’aspect général des salles de cours.Pour Abome Prince Charbel, responsable étudiant à la FASHS, ces aménagements répondent à des difficultés bien connues.
Au cours des années antérieures, la chaleur et le manque d’éclairage rendaient parfois les cours pénibles, particulièrement en fin de journée. Emmanuel Badé, responsable étudiant en deuxième année de Gestion, se souvient encore des malaises liés à la chaleur et des difficultés à suivre les enseignements lorsque les lampes et les haut-parleurs ne fonctionnaient pas. La remise en état des équipements apparaît donc comme une réponse à des préoccupations exprimées depuis plusieurs années. Mais l’amélioration du confort ne règle pas tout.
Le manque de places complique toujours les cours
Dans certains amphithéâtres, le confort retrouvé se heurte à une autre réalité : le nombre d’étudiants dépasse largement les places disponibles. Sur le campus, la scène est familière. Des étudiants s’entassent, certains restent debout, d’autres s’installent à même le sol ou adossés aux murs.
Faute de places, plusieurs suivent les enseignements depuis l’extérieur. Pour Emmanuel Badé, une situation déjà préoccupante se complique davantage. « C’est très difficile. Comme vous pouvez le constater, il y en a beaucoup qui restent debout. Les rangées sont pleines. Beaucoup sont par terre et sur le podium, d’autres sont dehors, sous le soleil », décrit-il.
Le responsable précise que l’effectif de la promotion dépasse 800 étudiants, alors que les amphithéâtres A500 et B500 mis à sa disposition ne comptent que 500 places chacun. Un décalage qui compromet les conditions d’apprentissage. Selon Aubierge Gbèvo, une étudiante contrainte de suivre le cours depuis l’extérieur, sous un arbre, « même les étudiants qui trouvent une place doivent parfois composer avec la promiscuité. À cause de ces problèmes, certains préfèrent même rester à la maison ».
Une situation aggravée par les rénovations
« Le problème n’est pas nouveau. Depuis qu’on a commencé, on n’a jamais été accueillis dans un cadre confortable », lance Sonounameto Chantal, qui suivait le cours depuis l’extérieur, adossée au mur de son amphithéâtre.
Pour elle, le manque de salles à l’Université d’Abomey-Calavi n’est plus un secret. C’est une situation qui se complique avec les chantiers en cours. Elle évoque le module de l’ex-FASHS, toujours en rénovation, qui ne peut actuellement accueillir les étudiants.
Elle pointe aussi le bâtiment E, situé à proximité du décanat de la FASHS, et d’autres amphithéâtres encore en chantier. Ces modules indisponibles « réduisent temporairement le nombre de salles accessibles et accentuent la pression sur celles qui sont fonctionnelles », explique-t-elle. La situation n’est toutefois pas identique partout.
Si certains étudiants de la FASEG et de la FADESP se plaignent du manque de places, d’autres disposent de salles relativement adaptées à leurs besoins, selon les constats et témoignages recueillis.
Des équipements encore nécessaires pour achever l’œuvre entamée
Dans les amphithéâtres rénovés, des besoins subsistent. Abome Prince Charbel évoque notamment l’absence de dispositifs de projection adaptés, qui permettraient aux enseignants de présenter plus facilement les contenus préparés sur ordinateur. Il souhaite également que l’accès à l’eau soit facilité sur le campus.
Béni Kpétchékou souligne, pour sa part, les difficultés sonores. « Lorsque les enseignants ne disposent pas d’une amplification sonore, certains étudiants peinent à entendre les explications », relève-t-il. Enfin, le problème du délestage revient.
Banon Vérité signale des coupures d’électricité qui continuent de perturber les enseignements, malgré les améliorations apportées aux installations.Pour les étudiants, l’enjeu n’est plus seulement de disposer de salles propres, éclairées et mieux ventilées. Il s’agit aussi de garantir à chaque étudiant une place assise et des conditions d’écoute adaptées. Tant que ces besoins ne seront pas pleinement satisfaits, les efforts engagés sur les infrastructures ne suffiront pas à répondre à l’ensemble des attentes liées à la qualité de la formation.
Les étudiants ayant épuisé les huit semestres réglementaires bénéficieront de deux semestres supplémentaires pour achever leur formation. La FADESP recevra les dossiers du 15 octobre au 27 novembre 2026.
Le Doyen de la Faculté de Droit et de Science Politique (FADESP) de l’Université d’Abomey-Calavi, le Professeur Léon Josse, accorde une inscription dérogatoire aux étudiants de troisième année de Licence pour l’année académique 2026-2027.
Dans un communiqué, il annonce que la mesure vise les apprenants ayant épuisé les huit semestres réglementaires exigés pour l’obtention de la Licence.La décision s’inscrit dans le cadre des dispositions relatives à l’harmonisation de l’application des principes académiques et des frais liés à la délivrance des actes au sein de l’UAC.
La FADESP autorise ainsi les étudiants concernés à bénéficier de deux semestres supplémentaires pour poursuivre et achever leur formation. Elle soumet toutefois cette mesure à des conditions.
La faculté rappelle qu’un apprenant ne peut effectuer plus de six semestres dans la même année d’études en Licence. Elle autorise également, à titre exceptionnel, les étudiants ayant déjà épuisé cette période de dérogation en deuxième année mais admis en troisième année à poursuivre jusqu’à la fin de leur formation.
Les pièces à fournir dans le délai requisPour bénéficier de cette mesure, l’étudiant doit constituer un dossier comprenant trois pièces essentielles : une demande manuscrite adressée au Doyen de la FADESP ; une copie de la dernière fiche de préinscription portant la mention « validée » ; l’original du récépissé de paiement des frais d’étude de dossier, fixés à 2 000 F CFA, versés sur le compte de la FADESP ouvert dans les livres du Trésor public.
Le candidat déposera son dossier au Service de la scolarité, de la formation initiale et des stages, situé dans le bloc administratif « Doyen Robert Dossou » de la faculté.La FADESP invite les étudiants concernés à prendre les dispositions nécessaires pour respecter le délai imparti, du jeudi 15 octobre au vendredi 27 novembre 2026.
L’actuel bureau national de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB) a rencontré, mardi 20 octobre à Cotonou, Mohammed Abubakari Manaf, ambassadeur du Ghana au Bénin. Les deux parties ont échangé sur plusieurs questions importantes pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des journalistes béninois.
Trois grands points d’intérêt ont été abordés en faveur des professionnels des médias à l’ambassade. La délégation a, en premier lieu, exposé à Mohammed Abubakari Manaf les huit priorités de son plan de gouvernance. Parmi celles-ci figurent des actions pour une presse béninoise moderne, des journalistes plus professionnels et un environnement économique assaini pour les entreprises de presse.
Des objectifs qui nécessitent des partenariats institutionnels solides. Cette orientation a suscité l’intérêt du diplomate. Les nombreuses questions qu’il a posées lors de l’audience ont témoigné de sa volonté de mieux cerner les réalités de l’univers médiatique béninois.Deuxième point essentiel de la rencontre : les échanges autour des engagements de la huitième mandature pour améliorer les conditions de vie et de travail des professionnels.
Il a été notamment question de la Convention collective des journalistes et assimilés. En effet, cette convention collective, signée en 2012, n’est plus en phase avec les réalités économiques actuelles du Bénin. L’UPMB a expliqué au diplomate son engagement sur ce dossier.
Pour elle, il est nécessaire de relire et d’adapter ce texte majeur au contexte actuel de travail. Par ailleurs, offrir une couverture sanitaire viable et durable aux journalistes constitue le second engagement présenté à l’ambassadeur. Pour l’Union, il s’agit d’un défi pour lequel elle souhaite bénéficier du partage d’expériences avec le Ghana.
Enfin, les bases d’une collaboration future ont été établies entre les deux parties. Les échanges se poursuivront pour la concrétisation de projets communs, qu’il s’agisse de programmes de recyclage, d’immersion ou d’échanges culturels entre professionnels des médias du Bénin et du Ghana.
Le Vodoun est l’un des leviers touristiques du Bénin. Pourtant, peu de jeunes citoyens le perçoivent positivement à ce jour. Les membres du Comité des Rites Vodun (CRV) ont échangé avec les étudiants lors d’une conférence. Elle a eu lieu, samedi 10 octobre 2026, dans l’amphithéâtre Etisalat de l’Université d’Abomey-Calavi. Cet échange vise à mieux faire comprendre la théologie du Vodun aux participants. Les échanges ont notamment porté sur ses fondements spirituels, les idées reçues qui entourent ce patrimoine et la responsabilité des jeunes dans sa préservation.
Professeur Dodji Amouzouvi, principal conférencier lors de l’événement | Montage : Photo et symbole du Vodun au Bénin
« La sorcellerie n’a rien à voir avec le Vodun. Il ne tue pas. Le Vodun prône un humanisme total. » Cette affirmation du professeur Dodji Amouzouvi résume l’un des messages forts de la conférence consacrée au Vodun, le samedi 10 octobre 2026. « La théologie du Vodun et les potentialités touristiques du patrimoine immatériel béninois ».
C’est le thème abordé par les membres du Comité des Rites Vodun (CRV) devant les étudiants. Il s’agit notamment du Professeur Dodji Amouzouvi, la prêtresse Manbo Zila, Delaunay Suzanne à l’État civil et de Bertin Sossa, Secrétaire Exécutif du CRV. Au cœur des échanges, une préoccupation commune : amener les étudiants à mieux connaître le Vodun, au-delà des préjugés religieux et des stéréotypes qui influencent encore sa perception. Pour les intervenants, cette démarche est d’autant plus importante que les jeunes sont appelés à devenir les responsables de demain.
Comprendre le Vodun au-delà des idées reçues
Professeur Dodji Amouzouvi debout au milieu des participants
Pour le professeur Dodji Amouzouvi, le Vodun ne peut être compris sans tenir compte de sa dimension spirituelle et philosophique. Il explique que, chez les peuples de l’Àjàtàdò, il existe deux catégories de créatures. Les créatures perceptibles et les créatures imperceptibles. Ils émanent du créateur unique Ma Wù (Dieu). Le Vodun relève de la dimension imperceptible, selon les explications du professeur pendant la conférence.
Il évoque également plusieurs groupes de Vodun. Entre autres, Lègba, Minona, Sakpata, Hêviosso, Gou, Tohossou et Towior. Dans sa présentation, la relation entre les entités spirituelles et les éléments de la nature occupe une place importante. La terre, l’eau, l’air et le feu participent ainsi à la manifestation du spirituel dans le monde perceptible.Le professeur souligne par ailleurs que le Vodun repose sur des principes.
Parmi ces principes figurent la reconnaissance d’un Être suprême, l’existence d’un ordre hiérarchique entre les créatures et la connaissance des interactions entre les entités divines et l’être humain. Il insiste aussi sur les pratiques propres à cette tradition. « Le Vodunssi (adepte,ndlr) n’adore pas le Vodun.
Il l’invoque à travers des rituels pour lui demander d’intercéder en sa faveur auprès de Ma Wù (Dieu) l’Être suprême », explique-t-il. Cette relation implique, selon lui, des exigences morales. L’humilité, l’honnêteté, la bienveillance sans ostentation, le dévouement et l’abnégation font partie des vertus attendues des fidèles.
Un héritage marqué par l’histoire
Au-delà des explications religieuses, la conférence a abordé la question de la perception du Vodun dans l’histoire. Delaunay Suzanne, prêtresse Manbo Zila, présente cette tradition comme une force transmise par les ancêtres.
« Le Vodun, c’est une force, une énergie que nos ancêtres nous ont léguée et que l’on convoque à travers les matières », affirme-t-elle.Selon elle, les erreurs de perception et les idées reçues sont liées, d’une part, à la période de l’esclavage.
D’autre part, à l’imposition de la religion des colonisateurs aux populations noires. Reconnaître ces faits historiques permet aux contemporains béninois de renouer avec leurs ancêtres. Selon la prêtresse c’est une façon d’assumer leur responsabilité pour une perception plus juste de cet héritage.
À gauche, Bertin SOSSA et Delaunay Suzanne alias Manbo Zila
Cette démarche ne consiste pas à demander aux participants de changer de religion. Il s’agit plutôt de leur permettre de porter un regard différent sur cet héritage. Elle considère également le Vodun comme une marque d’identité. Cette lecture historique rejoint les préoccupations de Bertin Sossa, Secrétaire Exécutif du Comité des rites.
Il estime que les représentations négatives du Vodun ont longtemps empêché beaucoup de jeunes de s’y intéresser. Il attribue une partie de ces préjugés à l’héritage colonial.
Distinguer le Vodun de la sorcellerie
La confusion entre le Vodun, la sorcellerie et le satanisme constitue un autre point important des interventions. Le professeur Dodji Amouzouvi dénonce notamment les comparaisons entre certaines entités du Vodun, comme Lègba, et le démon dans la tradition chrétienne.
Il affirme que ces rapprochements traduisent une méconnaissance du Vodun. Bertin Sossa partage cette affirmation. Il souhaite que les étudiants comprennent que le Vodun est différent du Satan biblique. Les intervenants défendent ainsi la nécessité de distinguer les croyances et les pratiques afin d’éviter les amalgames. Cette question semble avoir marqué certains participants. Mazoucath Zibrila, étudiante en Licence 3 Socio-Anthropologie témoigne avoir appris plusieurs notions sur le Vodun au cours de la rencontre.
De gauche à droite, Mazoucath Zibrila et Micheline Ketura, étudiantes
« L’une des idées reçues que j’ai corrigées aujourd’hui est la comparaison entre le Vodun et la sorcellerie. Cette conférence m’a permis de comprendre que le Vodun n’est pas la sorcellerie : ce sont deux choses différentes », explique-t-elle.
Son témoignage illustre l’un des objectifs poursuivis par les intervenants : permettre aux participants de questionner les perceptions qu’ils avaient jusque-là de cette tradition.
Les étudiants appelés à prendre le relais
Pour Bertin Sossa, le choix de sensibiliser les étudiants répond à un enjeu de transmission. « Cette conférence a été organisée parce que les étudiants constituent les autorités de demain. Ils représentent la relève de qualité », déclare t-il. Il estime que les futurs responsables d’institutions doivent connaître le Vodun afin de pouvoir prendre des décisions éclairées concernant cet héritage.
Selon lui, une personne qui a toujours combattu cette tradition pourrait difficilement défendre sa valorisation lorsqu’elle sera appelée à exercer des responsabilités.Il considère donc que la préservation du Vodun ne relève pas uniquement des dignitaires. Elle concerne également les jeunes et, plus largement, l’ensemble de la société.
Le professeur Dodji Amouzouvi évoque, pour sa part, la possibilité d’améliorer certaines pratiques afin de favoriser le tourisme religieux et de contribuer au développement du pays. Cette perspective souligne, à ses yeux, l’intérêt de réfléchir à la valorisation du patrimoine sans perdre de vue les principes de la tradition.
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